Vietnam, informations pratiques

Les Vietnamiens comparent leur pays à une tige de bambou (la palanche) portant un panier de riz à chaque extrémité en référence au delta du fleuve rouge au nord et au delta du Mékong au sud qui sont les deux grandes zones cultivées en rizière.

Le Vietnam est un pays tout en longueur, il s’étend du sud de la Chine jusqu’au golfe de Thaïlande en longeant le Laos et le Cambodge.


La population est composée de Viet et de 54 minorités ethniques venues de partout qui tentent de préserver leurs modes de vie malgré la volonté de « vietnamisation » du pouvoir.
Ils habitent généralement dans les régions montagneuses, on les reconnaît à leurs magnifiques costumes traditionnels brodés et très colorés.
Les principales religions sont présentes ici bien que le bouddhisme reste très largement majoritaire mais la plus vieille pratique religieuse, le culte des ancêtres, est pratiquée par tous, soit intégrée à une religion soit comme seul culte.

L’histoire de ce pays est faite de longues guerres tout d’abord avec les Chinois qui ont désespérément tentés de s’approprier toute ou partie du pays, puis avec les colonisateurs dont les Français qui s’y installeront pendant un petit siècle puis la dernière probablement la plus dure et destructrice avec les américains (aujourd’hui encore le pays souffre des effets du fameux « agent orange » que ces derniers ont déversé en masse pendant la guerre du Vietnam).
Mais avec courage et ténacité ce peuple s’en est toujours sorti vainqueur, ce que j’admire profondément.

C’est en 1976, soit 7 ans après la mort de leur leader communiste Ho Chi Minh dit « oncle Ho » dont l’image est présente dans tous les lieux, que la réunification du pays aura lieu sous le joug communiste qui avec sa politique de « purge » va provoquer le départ sur des embarquements de fortune de plus de 1,5 million de leur compatriotes (boat people).

C’est seulement en 1986 que le pays s’ouvrira et en 1999 que les milliers de prisonniers politiques et religieux qui auront survécus seront libérés ! Quand aux « hauts plateaux», lieux soupçonnés d’héberger encore des « camps de redressement » et zone de continuelles rébellions contre le régime, ils ne se sont ouverts aux étrangers que depuis une petite dizaine d’années.
Cela ne fait donc qu’une trentaine d’années que ce pays s’est doucement ouvert et que la politique communiste s’est assouplie, il règne donc encore ici une atmosphère authentique. Peut-être pour peu de temps car l’ouverture des frontières, l’accélération des réformes économiques et la réhabilitation du profit commercial et personnel ont fait que le pays a commencé sa reconstruction à une vitesse vertigineuse, en 2018 le taux de croissance a été de 7 %  !

Pour découvrir le pays en profondeur, je pense qu’il faut compter un bon mois.
Nous ne disposions que de 15 jours aussi avons-nous fait appel à une agence pour un voyage en très petit groupe (8) ce qui s’est avéré être un bon choix.
Nous avons eu la chance de passer par les hauts plateaux encore très peu touristiques, en revanche nous avons du faire l’impasse sur plusieurs lieux notamment la baie d’Ha Long terrestre et l’île de Cham avec ses magnifiques plongées mais on ne peut tout avoir hein

Avant de vous raconter notre voyage et, je l’espère, vous donner envie de partir découvrir ce fabuleux pays, voici quelques informations pratiques :

La période idéale
Le pays s’étend sur 1 600 kilomètres donc les conditions climatiques sont différentes au nord, au centre et au sud, la période idéale pour voir tout le pays est d’avril à juin. Nous sommes partis en avril, c’était parfait.

Le budget
Le Vietnam est un pays qui reste peu cher, les agences proposent des circuits d’une semaine sur place pour moins de 1 000 € alors qu’un vol direct coûte à minima 500 €. Tout dépend du temps dont vous disposerez, à mon sens pour un court séjour l’agence est un meilleur choix.
La monnaie est le dông, environ 25 000 dôngs pour 1 €. Les euros se changent facilement et les distributeurs sont nombreux mais uniquement dans les grandes villes.

Le voyage et les transports
Le temps de vol est de 12h sans escale, l’idéal étant d’arriver au nord et de repartir du sud (ou vice/versa) mais cela augmente le coût du billet.
Les vols intérieurs sont aussi un moyen de gagner un temps précieux, ils sont confortables mais pas toujours à l’heure. Sur les deux que nous avons pris un était en retard.
Le train de nuit est aussi un excellent moyen de rentabiliser son temps avec un confort très correct.
Pour les petits trajets, il faudra impérativement prendre un cyclo-pousse,

un touk-touk,

Certains sont plus rustiques

ou un taxi.

Voilà un pays où on ne marche pas, dans la ville comme à la campagne le scooter est roi, le pays compte un scooter pour deux habitants, dès votre arrivée c’est la vue de cette horde qui vous impressionnera en premier !

Les vietnamiens considèrent que marcher « fait pauvre » alors ils enfourchent leurs engins même pour faire quelques mètres, jusqu’à 4 sur un scooter ou avec des chargements défiant toutes les lois de la gravité !

Comme en Chine, l’espace de circulation s’étend jusque sur les trottoirs et il s’avère très difficile de traverser. Mon conseil, faites comme les autochtones, traverser lentement ce qui permettra aux scooters de ….vous éviter !

Visa
Le visa est obligatoire au-delà de 15 jours sur place.

Le décalage horaire
Il est de +6 heures en hiver et +5 heures en été par rapport à la France.

Santé
Les vaccins habituels des voyageurs doivent être à jour (tétanos, polio, diphtérie, typhoïde, hépatite A et B), cela suffit à moins que vous ne vous enfonciez dans la jungle ce qui est très peu probable. Emportez un bon anti-moustique du type 5/5 au cas où (en avril nous ne nous en sommes pas servi).

Sécurité
Le pays est sûr mais comme partout ne montrez pas de signe extérieur de richesse, des vols à l’arraché de téléphones portables ont été signalés dans les grandes Villes.

La langue
Dans les lieux très touristiques, on parle l’anglais, très rarement le français. Ailleurs pratiquement que le vietnamien voire la langue locale. Les quelques Vietnamiens qui parlent le français (souvent l’ancienne génération qui a connu la colonisation) seront très heureux d’engager la conversation avec vous.

Les Vietnamiens
Les personnes qui travaillent dans le tourisme sont toujours très attentionnés, les autres sont polis et discrets, un vietnamien ne vous dira jamais non mais : c’est difficile, peut-être ou il grimacera afin de ne pas s’opposer à vous, pour le comprendre observer-le.
Il y des règles fondamentales à respecter : ne surtout pas s’énerver, ni hausser le ton, même si vous avez raison il faut garder le sourire et ne surtout pas insulter votre interlocuteur surtout en public et encore moins face à un fonctionnaire dont vous n’obtiendrez rien.
Comme dans d’autres pays d’Asie, ici perdre la face est insurmontable et peut même conduire la personne à une réaction très violente.
Éviter les tenues vestimentaires suggestives, elles ne sont pas appréciées, malheureusement les Vietnamiens sont très sexistes, la pression sur les femmes est très forte, un point que nos amis vont améliorer aussi vite que leur économie du moins je l’espère
Les enfants sont tous adorables, très souriants souvent avec des airs espiègles et dès qu’ils vous aperçoivent vous interpellent avec des « Hello » joyeux.

La nourriture
incomparable à celle que l’on vous propose en France dans ces restaurants dit « chinois », elle est raffinée et emplie de parfums. Tous les plats, au moins 6, sont déposés sur la table en même temps, pour le dessert on vous sert presque toujours de délicieux fruits de saison.

Les vietnamiens mangent le plus souvent dans la rue rapidement sur de petites tables installées sur le trottoir.

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